#Interview 4 : Marine et Rebecca de Wess



Découvrez Marine et Rebecca, le duo à l’origine de Wess, ma capsule éthique.

Zoom sur les porteuses de projet

Présentez-vous et votre parcours en quelques mots ?

Marine : Marine Vicenzotti, 28 ans. J’ai fait 4 ans d’études de business en Irlande, puis j’ai passé 3 ans à Londres où j’ai travaillé pour Business France. On s’est rencontrées là-bas avec Rebecca et ensuite on est devenues colocataires à Londres ! Mais au bout de 7 ans à l’étranger, j’avais envie de rentrer. Lyon est un des grands centres d’économie sociale et solidaire donc il y avait un sens pour le projet.

Rebecca : Rebecca Parienti, 29 ans, j’ai étudié en partie à l’université à Londres et à Paris dans une école de communication. J’ai effectué aussi un VIE à Londres, pendant lequel j’ai rencontré Marine. Ensuite, j’ai travaillé pour Amazon Fashion quand ils ont lancé leur section mode en Europe.

Motivation : l’entrepreneuriat ou la cause ?

Rebecca : La cause et le projet ! Je n’ai jamais eu un esprit entrepreneurial, sans Marine il n’y aurait pas eu de site, je pensais que ça serait juste un blog !

Marine : Toi c’était la cause au début et ensuite tu es partie sur l’entreprise. Moi c’est l’inverse, c’était pour entreprendre au début et maintenant c’est plus la cause.

Comment se sent-on en tant qu’entrepreneur ?

Rebecca : Au quotidien c’est génial de choisir sur quoi on travaille, sa stratégie, ne pas avoir de comptes à rendre. C’est agréable de travailler sur toutes les taches même celles qui me saoulaient avant !

Marine : Clairement il y a plein de bons côtés, c’est l’éclate ! C’est un peu l’ascenseur émotionnel, avec plein de petits problèmes à gérer.

Rebecca : Oui c’est vrai, on passe d’une bonne nouvelle à une grande claque !

Marine : Mais il y a une différence entre nous qui faisons ça depuis 6/7 mois et ceux qui le font depuis longtemps. On est encore dans la phase « honeymoon ».


Est-ce plus dur d’entreprendre pour une femme ?

Marine : L’entrepreneuriat féminin, zéro différence, à part chez certains banquiers où on a vécu un peu de sexisme. Il y a beaucoup de femmes entrepreneurs maintenant.


Quelle est la journée type d’une jeune entrepreneuse ?

Marine : Rebecca est calée, elle arrive et part toujours à la même heure, moi c’est différent, rires.

Rebecca : J’aime bien commencer tôt vers 8h. Pas une journée ne se ressemble, administratif, shootings, magasins éphémères, développement de la stratégie marketing, communication, image de marque, création, création de notre propre marque …

Marine : Je travaille plus sur l’aspect business, la gestion des fournisseurs, des clients, les aspects financiers. On a une vraie complémentarité, chacune a ses projets, on se fait confiance. On est tout le temps ensemble, même en vacances !

N.D.L.R. : Marine et Rebecca sont en D2E, donc elles n’ont plus cours à temps complet.

Un conseil pour ceux qui n’osent pas se lancer ?

Rebecca : Si vous avez une idée dans laquelle vous croyez allez-y, si c’est entreprendre pour entreprendre non. Il faut y croire à 100% et ne pas trop réfléchir.

Marine : Si tu n’es pas sûr, les risques ne sont pas énormes, ça ne peut être que positif.

Zoom sur la start-up

Votre projet en quelques mots ?

Marine : Wess, est un e-shop de mode féminine éthique, écoresponsable et vegan, proposant chaque saison des garde-robes capsules où toutes les pièces se marient les unes aux autres et avec ce que les clientes ont déjà. Le concept de garde-robe capsule vient des blogs américains minimalistes.
Nous proposons principalement des produits issus du commerce équitable, ca nous tient vraiment à coeur de soutenir là-bas des projets de développement locaux. En plus, quand le t-shirt est en coton bio, récolté sur place, cela fait aussi sens.

Rebecca : On lance aussi notre propre marque, les basiques parfaits de Wess. On fait voter la communauté sur tous les aspects : col, manches etc., ensuite on produira selon nos critères éthiques dans des coopératives qui encouragent la formation et la reconversion des femmes au Népal, en Inde…

Comment vous est venue l’idée ?

Rebecca :On cherchait des alternatives à la « fast fashion ». On était des « shopaholic » à l’époque, tout ce qu’on critique maintenant. A Londres, il y a le mouvement de la « Fashion Revolution » pour commémorer la tragédie du Rana Plaza (N.D.L.R. effondrement d’un immeuble abritant des ateliers de confection travaillant pour des marques de vêtements internationales au Bangladesh, ayant causé 1 133 morts et 2 500 blessés). Quand on a ouvert les yeux sur l’industrie de la mode, la pollution etc., on a cherché des vêtements éthiques mais on ne trouvait pas. C’était moche, ou cher, on trouvait bien quelques pièces cool mais pas mises en valeur, donc on a réalisé qu’il manquait une plateforme pour donner envie d’acheter éthique et éco-responsable.

Marine : C’est allé très vite, on avait envie de quitter nos jobs, on comptait les jours avant de pouvoir partir ! La première collection est sortie le 10 septembre. Pour rentrer dans l’incubateur c’est allé aussi très vite, on a rencontré Alexandre André de l’Incubateur Manufactory le vendredi et la date limite de candidature était le dimanche !

Selon vous, à quel besoin répondez-vous ?

Marine et Rebecca : au besoin des femmes de consommer plus responsable, sans faire de compromis sur les prix ni les tendances.

Quels sont les challenges de votre startup ?

Marine : on se lance dans le e-commerce et la mode ou c’est très concurrentiel. On essaie d’avoir une identité de marque forte pour se faire une place sur le marché.

Rebecca : Wess c’est un univers léger, fun, pas prise de tête. Par exemple, on écrit encore à la main un petit mot aux clientes qu’on joint à leur commande avec des conseils personnalisés.

Marine : En plus, tout le monde n’est pas encore touché par l’importance de la consommation responsables des vêtements, nous avons encore un gros travail d’évangélisation à faire.

Comment voyez-vous l’avenir ?

Marine : On veut être le Asos de la mode éthique, que ça soit naturel de commander sur notre site pour les gens qui veulent consommer bien.

Rebecca : Bientôt ça sera normal pour tout le monde d’acheter de la mode responsable, on a pas le choix les marques devront évoluer dans ce sens.

Que vous apporte le suivi à l’incubateur Jean Moulin ?

Rebecca : Quand on est rentrées, on bossait chez les parents de Marine.

Marine : Oui on allait se promener à Auchan pour voir du monde ! L’incubateur Manufactory nous a tout apporté, sans ça on n’aurait peut-être arrêté. La boite n’avançait pas et ici dès qu’on a une question, on nous aide. Où alors on entend d’autres pers qui ont un souci et on apprend grâce à ça. On a fait toutes les erreurs au début, mais dès qu’on est entrées à l’incubateur ça a pris une autre tournure. Le premier codev (N.D.L.R. temps d’échanges entre tous les entrepreneurs du programme de l’incubateur pour travailler sur une problématique que rencontre un entrepreneur et l’aider à la résoudre) aussi a été déclencheur, on cherchait l’angle et les échanges ont révélé une idée claire et nette, se focaliser sur la garde-robe capsule.

Qui vous inspire le plus et pourquoi ?

Marine : Pendant longtemps ca a été Roxanne Varza, la directrice de Station F.

Rebecca : Nathalie Massenet fondatrice de Net à Porter. Parce qu’elle a cru à son idée d’amener les marques de luxe sur le web à l’époque où personne n’y croyait et qu’elle a du coup révolutionné ce secteur !


Vos coups de cœur du moment ?

Marine : Côté musique, Kid Francescoli.

Rebecca : Une série, The Handmaid’s Tale


Une citation favorite ?

Marine : « Love them, own them, make them last, (we are not talking about boys) ! » la petite phrase jointe à tous nos colis, c’est la Wess touch !

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