#Interview 9 : Mathilde et Benjamin de Pédaleur



Découvrez Mathilde et Benjamin, le duo à l’origine de Pédaleur, la 1ère box 100% vélo.

Zoom sur les porteurs de projet

Présentez-vous et votre parcours en quelques mots ?

Portrait d’étudiants entrepreneurs, Manufactory. Mathilde MUGLIARI et Benjamin OLIVIER, « Le Pédaleur » – 22 Mars 2018

Mathilde, 29 ans bientôt 30, issue de l’Université Lyon 3. J’ai fait une Licence Economie Gestion, une année Erasmus en Angleterre et ensuite un Master en Marketing et Communication des services, avec quelques expériences à l’étranger. J’ai travaillé de la sortie de mes études jusqu’à la fin 2017. J’ai mené Pédaleur pendant deux ans en parallèle de mon boulot, au service communication de Info Trafic de la Sncf. On a été très prudents, c’est seulement en fin d’année dernière quand ça s’est développé et qu’il fallait y consacrer plus de temps que je me suis mise en disponibilité de mon travail et que j’ai rejoint l’incubateur Manufactory.

Benjamin, 30 ans. Pendant mon secondaire j’étais en pôle Espoir sport étude vélo. J’ai toujours fait du vélo jusqu’au haut niveau. J’ai une Licence de Sciences Economie à Clermont-Ferrand, un Master en management, et le même Master de l’iae Lyon que Mathilde, où nous nous sommes rencontrés. J’ai également été consultant en marketing digital dans le monde du sport. Mais on voulait créer quelque chose tous les deux avec Mathilde alors on a réfléchi à Pédaleur. J’ai arrêté le vélo au haut niveau et continué le consulting pendant qu’on démarrait Pédaleur. On a rencontré Pierre (N.D.L.R Poizat, Directeur de l’Incubateur Manufactory) qui nous a séduit avec son discours percutant et pertinent.

M : On connaissait aussi Félix (N.D.L.R Cyclic) qui nous avait dit que du bien de l’incubateur dans lequel on est entrés fin janvier.

Motivation : l’entrepreneuriat ou la cause ?

B : C’est un peu les deux, moi c’était une passion ça faisait partie de mon quotidien. J’ai toujours baigné dans le milieu du vélo ! Mathilde s’est mis à le pratiquer pour le plaisir et on voulait créer
quelque chose ensemble.

M : Début 2015 les box se démocratisaient et comme on connaît le marché du vélo dans lequel il y a une dynamique avec en plus l’opportunité d’être les premiers sur le vélo, on s’est lancés.

 

Comment se sent-on en tant qu’entrepreneur ?

B : Un peu fatigué des fois, fiers de ce qu’on fait, créer de la valeur pour l’économie, pas pour soi au début on ne se rémunère pas. En tant que personne on a évolué, on développe des capacités, des qualités qu’on n’avait pas.

M : En novembre 900 personnes ont reçu la box chez eux, on réalise tout le travail fait depuis le lancement, on est contents de voir le résultat, on dépasse ses limites, on évolue en tant que personne.


Quelle est la journée type d’un jeune entrepreneur ?

B : Depuis qu’on est à plein temps sur le projet, on est plus structurés. Avant je faisais tout l’opérationnel car Mathilde avait son boulot. Mathilde est plus les aspects marketing et relation client, moi sur l’administratif et les partenariats.

M : On est beaucoup en mode projet et la stratégie est toujours réalisée à deux. On est obligés de se forcer à couper du fait qu’on est en couple en plus d’être associés. On se force des fois à ne plus en parler, on y arrive plutôt bien sauf s’il y a des urgences.

B : Depuis le début de l’année on a un peu l’impression de repartir à zéro. On a passé le stade des débuts euphoriques, on a ce recul de dire que pour tenir il faut savoir couper.

 

Un conseil pour ceux qui n’osent pas se lancer ?

M : Je ne pense pas que j’aurais eu le courage seule. Ça fait beaucoup sortir de sa zone de confort, mais c’est hyper formateur. Il faut bien s’entourer, mais ça fait vraiment avancer en tant que personne.

B : L’accompagnement qu’on a eu depuis ce début d’année fait que je recommande de s’entourer de structures ou de se faire conseiller rapidement. On avait bossé à deux sur le projet avant, on a eu deux ans la tête dans le guidon et on avait perdu la vision d’entreprise. On commençait à se lasser. Aujourd’hui il y a toujours de l’opérationnel et les tracas du quotidien mais grâce à l’incubateur on prend le temps de se projeter.

M : Être accompagné ça permet de ne pas être seul ce que beaucoup d’entrepreneurs connaissent et
qui fait peut-être arrêter, le coaching est bénéfique.

Zoom sur la start-up

Votre projet en quelques mots ?

M : Pédaleur est la première box par abonnement pour les cyclistes en France, un coffret avec une sélection de produits pour rouler, destinés à des gens qui ont une pratique sportive /loisir sportif. Au tarif de 25€, tous les deux mois, le coffret comprend une sélection de produits : nutrition sportive, textile, produits d’entretien vélo, soins coureur, accessoires vélo, complétés par un livret Pédaleur qui explique comment utiliser ces produits et donne à la fois des conseils produits et des conseils pour progresser dans sa pratique.

B : On a un gros processus de sélection de produits c’est notre valeur ajoutée, on connait bien le marché.

M : La qualité et l’intérêt de la sélection avec des marques françaises et européennes et la découverte de nouveaux produits, c’est ce sur quoi on ne déroge jamais.

B : On travaille avec des marques connues mais aussi des jeunes boites innovantes qu’on essaye de dénicher.

 

Comment vous est venue l’idée ?

B : L’opportunité et la réflexion. Le marché des box était hyper dynamique en 2015 et c’est facile à lancer sans investissement.

M : On achète les produits à prix coûtants et en échange on met en place de la visibilité, sur un modèle de partenariat marketing. On fait découvrir et tester.

 

Selon vous, à quel besoin répondez-vous ?

B : Outre l’aspect plaisir et découverte, peu importe où j’habite, avec Pédaleur je peux avoir les derniers produits.

M : Rendre le marché du vélo accessible à tous, débutant ou pro, et quel que soit l’endroit.

Quels sont les challenges de votre startup ?

B : On veut passer le cap des 1 000 abonnés d’ici le début d’année 19 et on réfléchit sur le plus long terme à comment développer, renforcer la marque, développer des services. Nous pensons à lancer une autre box dans le sport début d’année 19 destinée à une partie de nos abonnés habituels.


Que vous apporte le suivi à l’incubateur Jean Moulin ?

B : Vraiment de ne pas perdre la vision stratégique car on a beaucoup d’opérationnel. Le coaching aussi. L’incubateur propose un dispositif d’accompagnement et de développement avec des coachs. Par exemple moi j’ai été coachée pour me sentir plus chef d’entreprise et prendre la mesure de mon poste.

M : La mise à disposition de locaux aussi, un écosystème entrepreneurial avec d’autres start-ups. On a les mêmes problèmes, on s’aide vraiment, c’est positif comme dynamique de travail.

 

Qui vous inspire le plus et pourquoi ?

B : Pour ce qui est des personnes publiques c’est Kilian Jornet, la star mondiale de l’ultra-trail qui a fait des défis de fou : traversé des Pyrénées en courant, Everest sans équipement. Il est hyper populaire, présent sur les réseaux sociaux tout en restant très simple. Egalement mes parents qui ne sont pas dans le milieu entrepreneurial mais sont très travailleurs, droits, des valeurs importantes dans l’entreprenariat, surtout aujourd’hui. On peut entreprendre et avoir des valeurs, c’est le futur de l’entrepreneuriat.

M : Faire des choses de manière éthique, on veut donner du sens et pas seulement dans une idée de rentabilité. En interne on a une éthique forte, travailler avec des partenaires locaux si possible, créer de beaux partenariats, c’est une manière de travailler.
Côté inspiration, Ella Woodward une entrepreneuse anglaise qui a lancé Deliciously Ella. Ils ont créé quelque chose de fou, une communauté de millions de personnes et l’image qu’elle renvoie est normale. Elle partage aussi les difficultés du quotidien pour que les gens réalisent que derrière les réseaux sociaux il y a du travail. C’est positif en matière d’inspiration en tant que chef d’entreprise et femme.


Vos coups de cœur du moment ?

B : une série qui revient chaque année au mois de juillet en 21 épisodes !

M : je vous traduis c’est le tour de France ! rires
M : Moi j’aime lire tout ce qui est développement personnel. En ce moment je lis « Celle qui a dit fuck, journal d’une imparfaite qui décide d’en finir avec les prises de tête » (Ed. Solar).

Votre produit préféré de la box ?

M : Chaque année en janvier on sort un bidon Pédaleur dont on fait le design nous-mêmes et qui est fabriqué en France.

B : Les gens l’attendent, et sont attachés à notre image de marque, c’est sa matérialisation.

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