Portrait de Nicolas Lanchou – Membre du jury concours J’M Entreprendre 2019



Présentez-vous en quelques mots ? 

Avec plaisir ! J’aime la randonnée, la guitare, la poésie et les festivals. Côté pro, j’aime éprouver la joie de guider les entrepreneurs, de sorte qu’ils réussissent à devenir qui ils sont (mais vraiment !). Depuis 12 ans, j’ai ainsi eu la chance d’accompagner plus de 500 personnes à créer leur propre entreprise. Des individus en mouvement, en plein développement. Des hommes et des femmes qui étaient à un moment clé de leur parcours. Des personnes qui ont osé créer leur entreprise, changer de vie professionnelle, innover et se révéler. Des gens qui y croient !

Quel est votre parcours entrepreneurial ?

C’est grâce à un professeur d’économie que j’ai créé ma première boîte à ma sortie de Sup de Co Reims en 2003. A l’époque, les masters entrepreneuriat n’existaient pas encore !  En fait ce professeur avait pris l’initiative de créer une promo pilote “entreprendre” cette année-là. Nous étions dix à avoir accepté de nous spécialiser dans cette nouvelle matière et à avoir rejoint cette promotion. Par la suite, nous fûmes 2 à créer notre boîte à la fin de nos études. Grâce à ce prof qui faisait venir des représentants des fonds d’investissements en cours, nous emmenait au tribunal de commerce,  nous formait au Business Model et nous faisait faire des cas pratiques, je me suis dit que c’était possible de créer sa propre entreprise et de débuter sa vie active comme ça.

J’ai alors décidé de créer Lanchimpex, le projet que nous avions élaboré en cours. Je faisais venir du Vietnam des produits en bois de rose, des répliques de bateaux type America’s Cup pour les revendre en France avec un ami de promotion. J’avais fait un stage de fin d’étude chez JCDecaux à Ho Chi Minh City et y avais repéré plein d’artisans locaux avec un vrai savoir faire en la matière. J’ai donc fait venir un conteneur de ces produits artisanaux, puis deux en France. Mais on s’est vite rendu compte que c’était difficile, car on manquait de trésorerie, d’expérience et de relais fiables sur place connaissant vraiment la culture vietnamienne. Je suis donc parti faire autre chose dans une startup où j’ai accompagné un dirigeant dans sa levée de fond et la structuration de son équipe.  

J’ai ensuite rejoint le cabinet BPI Group où j’ai eu la chance de conseiller de 2005 à 2012 plus de 500 porteurs de projets de création ou reprise d’entreprises en phase de transition professionnelle.

J’ai ensuite créé en 2012 Altitude Conseil, afin de continuer à vivre de ce métier qui me passionne, tout en l’exerçant dans un cadre différent, à mon image, avec des gens que j’apprécie vraiment et qui partagent mes valeurs. Au sein de ce cabinet je fédère une équipe de 6 consultants – formateurs. Nous tentons d’offrir une expérience apprenante et surprenante à destination des cadres, dirigeants et entrepreneurs en phase de transition professionnelle qui nous font confiance pour les aider à réussir plus vite et plus loin leurs projets. 

Que ce soit en présentiel ou à distance, en face à face individuel ou en groupe, nous adaptons nos modalités, notre travail et notre méthodologie à chaque client, afin d’offrir une expérience cousue-main pour les personnes qui souhaitent monter leur entreprise et réussir leur transition de carrière.

Nous avons également développé « My Project » notre propre plateforme web permettant d’outiller les parrains et les profs, en partenariat avec l’IAE de Paris et qui est en test avec Grenoble Ecole de Management et d’autres incubateurs. « My Project » sert à outiller nos tuteurs à distance et vise à offrir un espace où les élèves progressent à leur rythme, tout en étant en lien avec la communauté d’entrepreneurs que nous avons accompagnés par le passé.

Quel est le lien avec l’incubateur ?

En qualité de partenaire des concours “campus création” et JEA de Beelys, j’ai eu la chance de rencontrer Pierre Poizat qui m’a invité à venir animer un atelier à l’incubateur puis de participer au jury du concours.

Cela fait 10 ans que j’aide les jeunes étudiants à se lancer, c’est un moyen de passer le relai et de le faire dès le début, alors qu’ils sont jeunes et qu’ils n’ont rien à perdre… Si on se lance dès le début, on peut apprendre beaucoup. C’est une belle aventure, surtout quand on trouve des gens qui nous disent « ce n’est pas grave » quand on en a besoin. J’espère être utile aussi, c’est pourquoi j’ai souhaité être partenaire du concours et que je verse ma taxe d’apprentissage à Lyon 3. J’aime l’état d’esprit de la faculté, ouverte à tous et multidisciplinaire je pense que ça a du sens du moi.

Un conseil pour les futurs candidats ?

Allez-y foncez ! On n’a qu’une vie. Et vous apprendrez dans tous les cas, beaucoup, de votre aventure entrepreneuriale.

 

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